Un peu d’histoire

L’activité traditionnelle des Rourois a été de tous temps agro-pastorale. Un territoire de pente qu’il a fallu domestiquer en créant des restanques soutenues par des murets en pierre sèche pour assurer la nourriture des hommes et du bétail. L’activité se répartissait sur divers quartiers dispersés sur le territoire en fonction de l’orientation et de l’altitude. Chaque famille disposait d’un petit cheptel, quelques vaches pour le lait et le fromage et quelques troupeaux de chèvres et brebis que l’on conduisait à la belle saison sur les alpages d’altitude. Comme dans les villages voisins l’exode rural n’a fait qu’accélérer l’abandon progressif de ce mode de vie et à vu ses quartiers perdre toute trace de vie et voir le retour de la nature sauvage. Le dernier éleveur local ayant disparu c’est  tout le paysage qui se refermait inexorablement. La municipalité de l’époque s’est émue de cette situation et recherchait à revenir sur ses activités traditionnelles mais sous une autre forme. Afin de surmonter la difficulté du foncier très morcelé la municipalité a eue l’opportunité d’être aidée par les services de l’Etat pour proposer et créer par arrêté préfectoral une Association Foncière Pastorale permettant à un éleveur de laisser pâturer les troupeaux sur les parcelles tant communales que particulières abandonnées.

  La municipalité a été amenée à créer d’abord une bergerie au quartier de « Las Pennas ». Puis encouragés par les résultats une vacherie a été construite au quartier du « Tréous » avec salle de transformation fromagère et cave d’affinage.

Cette structure originale fonctionne depuis 1991, elle permet sous une autre forme de revoir des troupeaux en liberté tant autour du village que sur les alpages en leur redonnant de la vie. Aujourd’hui grâce à ces initiatives une famille d’éleveurs Sandrine et Manu avec leurs enfants et leur aide berger sont heureux de vivre au village à l’année.

Gérard Cheval – Président de l’AFP