Une activité ancrée dans les traditions

Un peu d’histoire

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De part sa situation géographique privilégiée, aussi par la diversité de ses biotopes due à ses versants d’adrets bénéficiant d’un ensoleillement exceptionnel en toutes saisons, de ses forêts d’ubacs faisant office de refuge lors des fortes chaleurs d’estive, de tous temps Roure a été une des plus belle chasse de la vallée de la Tinée. Qui dit belle dit envie et jalousie, les chasseurs alentours des villages voisins ne se gênaient pas et venaient régulièrement chasser sur les territoires de la commune et prélever un gibier exceptionnel, symbole de nos montagnes : le chamois. Cet état de fait a engendré au fil des années une forme de jalousie et de rancœur vis-à-vis de nos proches voisins ; une espèce de droit du sol a vu le jour et sous l’impulsion de quelques chasseurs du cru, une association, type loi de 1901 dénommée Société des chasseurs de Roure a vu le jour le 22 mai 1951, son 1er président, membre fondateur était Louis Ségur (†) qui fût maire de Roure pendant plusieurs mandats. A partir de cette date le droit de chasse fut entièrement réservé aux rourois et gare aux téméraires non autorisés qui s’aventuraient  au-delà des limites permises.

                                      

Ce fut le début d’une chasse sans partage de la part des Nemrod de Roure, ce qui bien entendu a rajouté de la rancœur aux relations déjà tendues entre les différents villages limitrophes. Il existait déjà un contentieux datant de temps immémoriaux et concernant le droit de pâture sur le plateau de Longon, les fameux « droits de bandite », qui pourrissaient les relations entre les habitants des villages contigus en particulier nos amis de Roubion qui par dérision étaient surnommés par les rourois « les babis » (les crapauds !) surnom qui leur venait du manque d’eau crucial sur la commune de Roubion à opposer à la richesse hydraulique de la commune de Roure. En contrepartie, le terme des « fous de Roure » était régulièrement utilisé pour désigner les rourois.

Le temps ayant fait son œuvre, après la dernière guerre un grand nombre de rourois ne sont pas revenus, les monuments aux morts de la place de l’église et de Valabres nous le rappellent si besoin était, d’autres rourois se sont expatriés, les passions se sont apaisées et les mariages entres les différentes communautés ont aidé à réconcilier les habitants des villages voisins.

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